Ça c'est fait progressivement cette histoire de croquis à main levée directement à l'encre sur papier blanc. ça n'était pas la première fois. J'avais fait toute une série en Thaïlande, sauf que, je n'étais pas satisfait.
Pendant quelques années encore, j'ai dû dessiner au crayon, puis repasser à l'encre par dessus, puis gommer le crayon, puis repasser à l'encre car la gomme a aussi un peu effacé le noir de l'encre, puis scanner, puis retoucher numériquement les traces de crayons qui restent, parce que même en gommant, il reste toujours des traces de crayons. Quel labeur, quand j'y pense, pour poster un dessin en noir et blanc en ligne !
Petit à petit, au fur et à mesure, et par le plus grand des hasards, à chaque fois que je faisais une tentative de dessiner directement au feutre, à chaque fois, mieux c'était. Je me surprenais moi-même. Mais, je n'osais pas encore faire un travail directement comme ça.
Puis, j'ai fait un travail de livre pour enfants où les dessins étaient très stylisées, et où les livres devaient être livrés très rapidement. Alors plus question de dessins préparatoires. J'y allais directement au feutre noir et tout d'imagination, aucun support, et, oh surprise, ça fonctionnait. Très peu d'erreurs, très peu de retouches à faire.
Quand j'ai fait la première planche du premier livre pour enfants, il y avait un coup de crayon qui me rappelait un dessinateur célèbre. Reiser, Wolinski ? J'ai fait des recherches, je me suis racheté des livres de Reiser et Wolinski d'occasion. Reiser a vraiment un trait génial. Wolinski est un as de la simplification. J'ai découvert que Reiser, qui est complètement autodidacte, a dû beaucoup s'inspirer de Jean Jacques Sempé, pour donner une production diamétralement opposée de celle de Sempé du point de vue du contenu.
En faisant des recherches sur Reiser et Wolinski, j'ai visionné pas mal de vidéos YouTube. C'est extraordinaire, parce qu'on voit Wolinski, débutant, jeune, mal dégrossi, gêné, emprunté, un peu mal à l'aise, puis on le voit aussi à la fin de sa vie, dans son appartement de Saint Germain, se pavanant dans le quartier, publiant pour Match, sûr de lui, presque un peu arrogant parfois. C'est drôle, il était bien plus séduisant à 70-80 ans qu'à 30 ans je trouve !
Mais quel parcours et surtout, quel bosseur le gars ! Plus d'un album par an pendant 50 ans, une centaine de publications ! Ce qui m'a intéressé, c'est qu'il se décrit comme un dessinateur compulsif, toujours muni d'un carnet et de feutres, et il n'arrête pas de dessiner, tous les jours, où qu'il se trouve, comme quelqu'un prend des photos avec son smartphone. D'ailleurs il y a un album "carnets de voayages" que je me suis empressé d' acheter et que j'adore. Et donc, ça m'a donné envie, envie de faire comme lui. Et envie de faire comme lui directement au feutre sur le papier. Alors, vendredi, je me suis posté à la boulangerie méditerranéenne à Montrouge, et j'ai commencé.
Je connaissais déjà bien cet endroit de Montrouge, derrière la mairie, puisque j'y étais déjà allé dessiner les dessins de Paris. C'est calme, aéré, spacieux, fréquenté par les familles, les enfants. L'esprit de Montrouge par excellence. Bon enfant.
Pour les premiers dessins j'ai pourtant choisi la boulangerie, un peu excentrée, parce qu'on pouvait dessiner les clientes et aussi les filles qui passaient en tenues d'été sur la place, puisqu'on est passé subitement du printemps à l'été torride le vendredi 22 mai 2026. La boulangerie méditerranéenne, j'ai envie de l'appeler l'observatoire. Dessiner de jolies, jeunes et moins jeunes femmes plus ou moins dévêtues, et rivalisant d'élégance dans leurs choix vestimentaires. Hommage à toi, Georges !
C'est drôle d'ailleurs, sur le dessin j'ai noté troisième jour de canicule le 28 mai, alors que ça faisait déjà 7 jours en fait ! On va dire 3ème jour de canicule ressentie, parce qu'au début c'était moins violent, et c'est au bout du troisième jour que tu te dis, bon sang, mais c'est la canicule, la canicule en mai cette année ! Et bien sûr les journaux télé t'aident beaucoup à conceptualiser ça.
En faisant des recherches sur Reiser et Wolinski, j'ai visionné pas mal de vidéos YouTube. C'est extraordinaire, parce qu'on voit Wolinski, débutant, jeune, mal dégrossi, gêné, emprunté, un peu mal à l'aise, puis on le voit aussi à la fin de sa vie, dans son appartement de Saint Germain, se pavanant dans le quartier, publiant pour Match, sûr de lui, presque un peu arrogant parfois. C'est drôle, il était bien plus séduisant à 70-80 ans qu'à 30 ans je trouve !
Mais quel parcours et surtout, quel bosseur le gars ! Plus d'un album par an pendant 50 ans, une centaine de publications ! Ce qui m'a intéressé, c'est qu'il se décrit comme un dessinateur compulsif, toujours muni d'un carnet et de feutres, et il n'arrête pas de dessiner, tous les jours, où qu'il se trouve, comme quelqu'un prend des photos avec son smartphone. D'ailleurs il y a un album "carnets de voayages" que je me suis empressé d' acheter et que j'adore. Et donc, ça m'a donné envie, envie de faire comme lui. Et envie de faire comme lui directement au feutre sur le papier. Alors, vendredi, je me suis posté à la boulangerie méditerranéenne à Montrouge, et j'ai commencé.
Je connaissais déjà bien cet endroit de Montrouge, derrière la mairie, puisque j'y étais déjà allé dessiner les dessins de Paris. C'est calme, aéré, spacieux, fréquenté par les familles, les enfants. L'esprit de Montrouge par excellence. Bon enfant.
Pour les premiers dessins j'ai pourtant choisi la boulangerie, un peu excentrée, parce qu'on pouvait dessiner les clientes et aussi les filles qui passaient en tenues d'été sur la place, puisqu'on est passé subitement du printemps à l'été torride le vendredi 22 mai 2026. La boulangerie méditerranéenne, j'ai envie de l'appeler l'observatoire. Dessiner de jolies, jeunes et moins jeunes femmes plus ou moins dévêtues, et rivalisant d'élégance dans leurs choix vestimentaires. Hommage à toi, Georges !
C'est drôle d'ailleurs, sur le dessin j'ai noté troisième jour de canicule le 28 mai, alors que ça faisait déjà 7 jours en fait ! On va dire 3ème jour de canicule ressentie, parce qu'au début c'était moins violent, et c'est au bout du troisième jour que tu te dis, bon sang, mais c'est la canicule, la canicule en mai cette année ! Et bien sûr les journaux télé t'aident beaucoup à conceptualiser ça.

