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Lucie TGV

Friday, August 23, 2024

Portrait de Lucie étudiante en cinéma réalisé sur le motif dans le TGV Arles Paris. Pastels koh i noor Gioconda sur carnet A3.

L'enchanteur sur France 2

Tuesday, February 13, 2024

Très bon téléfilm sur France 2 sur Romain Gary / Emile Ajar Jean Seberg avec Charles Berling. "L'enchanteur" de Philippe Lefebvre (@philonze) , produit par scenario.42 , avec @charles__berling et @clairedelarueducan

Drian, illustrateur de mode des années 20

Monday, January 22, 2024

La mode des années 20 a le vent en poupe à la bilbiothèque Forney puisque le catalogue s'enrichit de nombreux ouvrages de mode des années 20, catalogues et publicités des grands magasins dont le Printemps et des magazines prestigieux et rares comme le berlinois STYL .
La bibliothèque dans son blog a publié un focus sur l'un des illustrateurs des catalogues de grands magasins parisiens, Adrien Désiré Etienne dit Drian.

Cela m'a inspiré quelques portraits de l'artiste ainsi que la reprise d'un de ses dessins. J'ai modernisé le dessin de Drian en y ajoutant un peu de Toulouse Lautrec qui était mort 20 ans auparavant et de Modigliani qui était à ce moment là en pleine effervescence.

Exposition Raymond Radiguet bibliothèque historique de la ville de Paris

Saturday, January 20, 2024

dessin de Raimond Radiguet par Marc Charmois

A l'occasion du centième anniversaire de la mort de Raymond Radiguet, survenue le 12 décembre 1923, la bibliothèque historique de la ville de Paris lui rend hommage.

Une mini expo est visible jusqu'en mars dans les vitrines de l'entrée de la bilbiothèque. Photos et lettres d'époque, manuscrits. Une exquise séquence sur la villégiature de Radiguet avec les Hugo et Jean Cocteau au Lavandou en mai 1922.
L'insouciance d'une jeunesse gâtée. André Gide, Maurice Ravel, Marie Laurencin, Joseph Kessel sont présents aussi.

Lettres estivales manuscrites, vieilles photos, cartes postales joyeuses et légères. Radiguet y écrit néanmoins son dernier roman. Il mourra de maladie l'année suivante. Il avait 20 ans et déjà deux romans à succès à son actif.
raymond radiguet par marc charmois - crayon de couleur noir

Portraits Lucie

Sunday, April 15, 2018

Deux portraits de Lucie B.
Un immense (44 cm x 54 cm) au fusain et pierre noire que j'ai enfin encadré hier. J'aime beaucoup ce que j'ai fait avec les cheveux, ça sonne Botticelli.



Un tout petit (21.5 cm x 14 cm) au crayon de couleur noir faber castell polychromos



A la recherche de l'esprit du Quattrocento

Sunday, March 22, 2015

Dans l'article précédent (Le dessin et l'idée), j'ai essayé de comprendre et d'expliquer la fascination que les oeuvres de la renaissance italienne exercent sur les foules. La lecture de Martine Vasselin m'a permis de commencer à formaliser ce qui fait l'originalité et l'esprit de l'art italien de cette époque, en particulier, j'ai commencé à percevoir et à bien comprendre la différence entre l'art du Quattrocento et sa dérive en courant maniériste. Il y a, dans les oeuvres du Quattrocento, un charme qui va disparaître ensuite.
Je vais essayer de comprendre, de définir, ce qui fait ce charme, et surtout, comment produire des dessins où il est à nouveau présent.
D'après Michel-Ange, étude d'une tête idéale - sanguine
(Marc Charmois - 2015-03)

Ce charme, comme tout processus issu d'un quelconque ensorcellement a certainement un côté magique, mais je pars du principe qu'en art, il y a certes, un peu de magie, mais surtout, beaucoup de travail pour réussir à produire cette magie.
La magie, c'est souvent de bon vieux trucs joués à la perfections par des magiciens expérimentés qui les ont beaucoup travaillés. J'aime beaucoup, de ce point de vue, la définition du génie par Thomas Edison :
"deux pour cent d'inspiration et quatre-vingt-dix-huit pour cent de transpiration".

Ce blog participe de cette démarche, de ce travail. C'est une sorte de journal de bord dans lequel je note ce qui ponctue ma démarche artistique que ce soit les œuvres ou les réflexions liées à leur création. Ceci me permet d'historiser ce qui me motivait quand j'ai produit tel ou tel dessin, et de noter la démarche qui m'animait, les réflexion nées au fil de cette démarche et qui en même temps participaient à son évolution. Il y a un peu quelque chose de l'ordre d'une heuristique artistique...

Suite de l'article dans le nouveau blog...

Le dessin et l'idée

Sunday, February 22, 2015

Je vole le titre de cet article à Martine Vasselin1, je n'ai pas trouvé mieux pour exprimer ce qui rend l'art de la renaissance si différent, si particulier, et qui explique pourquoi cet art continue de fasciner les foules encore aujourd'hui, et ce, plus que jamais.

Nous avons eu cette année, à Paris, deux magnifiques expositions, "Les Borgia et leur temps" au musée Maillol, et "Le Pérugin, maître de Raphaël" au musée Jaquemart André. Je suis allé les voir chacune des deux, deux fois. Quelques mois plus tôt, j'étais à Florence, et le nombre de touristes, venant souvent de l'autre bout du monde et faisant la queue pendant des heures devant la galerie des offices m'a impressionné. Quelques mois plus tôt encore, j'étais au Louvre, devant les Ghirlandaio, les Botticelli, les Léonard de Vinci, et là encore, le défilé cosmopolite devant la Joconde donne à penser.
On peut ajouter comme preuve supplémentaire de cet engouement, la diffusion en 2011, de pas moins de deux séries télévisées sur les Borgia produites simultanément par les canadiens et les européens
Je suis moi même en admiration devant le travail de ces maîtres, et j'essaie de comprendre en reproduisant le travail des artistes de la renaissance où en m'en inspirant, d'où vient cette fascination. Cet article est un point sur cette démarche, un exposé de certaines clés... Je me dis souvent, on ne dessine plus comme ça, on a perdu quelque chose, mais quoi ?



Exemple en action : J'ai repris une photo de Giulia Farnese tiré de la série "the Borgias", et même si je trouve ce dessin réussi, il manque ce "quelque chose". Ça peut à la limite faire 18 ème siècle, mais pas renaissance. J'ai donc refait de mémoire un dessin s'inspirant de l'étude de Léonard de Vinci pour la madone au fuseau, et c'était déjà plus dans l'esprit renaissance (deuxième dessin). Enfin, j'ai refait une copie de l'étude de Léonard de Vinci, en l'adaptant, en changeant ce que je n'aimais pas.
Ce qui est amusant, c'est que je m'aperçois que mes visages sont plus proches de Raphaël que de Léonard, et que pour les corps, je ne peux échapper à l'influence de Michel-Ange.
Mais finalement, je fais ce que faisais les artistes de cette époque. Copier les maîtres, s'en inspirer, garder de chacun ce qui nous plaît et, de ce fait, forger son goût et construire sa griffe personnelle.

Plus je m'intéresse aux dessins de la renaissance italienne, plus je m'aperçois que l'art de cette époque est indissociable de son histoire. J'y ai d'abord été sensibilisé par l'exposition du musée Maillol sur Les Borgia que j'ai visitée deux fois. Puis plus encore en rédigeant un long article sur l'exposition, tout en visionnant les deux séries télévisées qui sont sorties la même années sur Les Borgia et qui sont truffées d'erreurs historiques.
Dans cette démarche personnelle, il y avait d'abord la volonté de comprendre dans quel contexte les artistes ont créé leurs oeuvres. En particulier, j'ai essayé de dresser la liste des lieux où les artistes les plus connus que sont Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël ont travaillé, et de comprendre ce qui a motivé leurs déplacements quand ils ont migré d'une ville à l'autre ou ont parfois même changé de pays, et par dessus tout ce qui guidait leur travail. Après de nombreuses recherches sur le sujet et une certaine période de maturation, j'ai une idée assez précise de ce qui rend les productions du Quattrocento et du début du Cinquecento aussi fascinantes

Etude de nu "à la manière de" Michel-Ange
Travail en cours


D'après Raphaël, étude pour une tête de Muse


Si on résume ce qui s'est passé à cette époque et qui a conduit à la création de ce nombre incalculable de chefs d'oeuvre qui nous fascinent encore aujourd'hui, voilà ce qu'on peut dire :

Au XIV éme siécle l'Italie devient une grande puissance économique grâce au commerce et au début de la mise en place d'institutions financières. Parallèlement, les premiers humanistes Pétrarque, Bocace rendent à nouveau populaire les idées des philosophes de l'antiquité dont Platon. Mais cette période est aussi marquée par des catastrophes naturelles (glaciation avec réduction de la production agricole, épidémies de peste) et des guerres incessantes et meurtrières.
Cet essor suivi tout de suite après par un effondrenment va conduire, le siècle suivant, grâce à la volonté de grands mécènes, à la diffusion et l'acceptation des idées humanistes et néoplatoniciennes d'une part, et, d'autre part, à l'augmentation de dépenses en culture et en art (cf. la section concernée dans l'article wikipédia sur la renaissance itaienne).
C'est la conjonction entre les idées humanistes et néoplatoniciennes d'une part et la forte demande en productions artistiques d'autre part qui font du quattrocento une époque qui va produire ces oeuvres qui fascinent encore les foules à notre époque. Pourquoi ?

  • Parce que l'art va être mis pour la première fois, en occident au service d'une nouvelle représentation du monde qui caractérise encore l'époque d'aujourd'hui. Cette nouvelle représentation du monde est celle de la pensée humaniste : l'homme est dorénavant perçu dans l'univers, en tant que figure centrale, en lieu et place de la Divinité (Sainte Trinité, religion et gloire de Dieu).

    Quant aux idées néoplatoniciennes elles mettent en avant les concepts du beau et du sublime. La grosse machinerie artistique en marche en Italie à la renaissance, (car c'est une industrie), mécènes et ateliers (bottega) va se focaliser sur cette mission :
    Faire en sorte que la production artistique éveille chez le spectateur des sentiments, des émotions liés au concept de beauté, à l'idée du sublime. Tout ceci en mettant en avant, parallèlement, la représentation de l'être humain comme centre de l'univers. Une nouvelle conception de l'art venait de naître. On peut même dire que l'art, tel que nous le connaissons aujourd'hui, venait de renaître, puisqu'avec cette réinvention du concept de beauté venait de renaître l'esthétique.

    A ce titre les deux représentants majeurs de cette nouvelle conception de l'art sont Léonard de Vinci et Michel-Ange qui ont tous les deux débutés leur carrière dans la Florence des Médicis et qui étaient tous deux néoplatoniciens mettant le dessin au service de l'idée au sens de Platon. L'idée du beau, l'idée du sublime. Ce sont certainement les artistes les plus conceptuels de l'époque, les plus intellectuels aussi.

    D'autres artistes comme Botticelli quoique moins conceptuels dans leur démarche sont concernés aussi. Chez Botticelli le néoplatonisme est sensible dans les références allégoriques et l'apparition de thèmes profanes aux dépends du sacré. Ceci est aussi une des caractéristiques de Michel-Ange.

  • Parce que la compétition entre les artistes va leur permettre de se surpasser tout en collaborant et en se copiant. Comment faire une oeuvre encore plus belle et plus sublime que celle de son concurrent, comment être remarqué d'un mécène plus important et se voir confier une commande ?
    Ces artistes de l'époque qu'on admire aujourd'hui dans les musées étaient aussi des monstres de travail. Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël ne se sont jamais mariés et n'ont jamais eu d'enfants. L'art a été pour eux un sacerdoce.

    Il faut aussi dans ce cadre, féliciter les mécènes et les prescripteurs de l'époque, qui par leur goût, ont permis de donner aux plus talentueux et aux plus travailleurs les commandes qui ont produit les chefs d'oeuvre que l'on admire aujourd'hui : Cosme l'ancien, Laurent le Magnifique, le pape Sixte IV, Ludovic Sforza, le pape Jules II, le pape Léon X, les corporations textiles de la république de Florence.


Voilà donc d'où vient la fascination qu'exercent ces oeuvres sur les foules. Les artistes de l'époque ont rivalisé entre eux et se sont dépassés pour produire des oeuvres qui se distinguent par la mise en avant de ce qu'il y a de plus remarquable chez l'humain : la beauté et le sublime. Il y avait dans cette recherche de la matérialisation des idées platonicienne du beau et du sublime une portée universelle, telle que, n'importe qui, qu'elle que soit sa culture, son âge, sa condition ne pouvait qu'être profondément touché et ému au contact de l'oeuvre. Au regard de la popularité de ces oeuvres 5 siècles plus tard, force est de constater qu'ils y ont réussi !
Jamais, hormis à cette époque du Quattrocento en Italie, pendant cette parenthèse enchantée de l'histoire de l'humanité, l'homme n'aura autant idéalisé l'homme. Cet idéal perdu et jamais retrouvé reste gravé dans ces oeuvres comme un témoignage qui nous pousse sans relâche vers les musées et les expositions.

Et après ?

Ensuite, au début du XVI ème siècle, l'art occidental va perdre cette pureté originelle et commencer à dévier vers la recherche d'une certaine forme de beauté mais qui n'est plus basée sur l'harmonie de la nature et sa représentation. C'est le courant maniériste.
Selon wikipédia, le terme « maniérisme » vient de l'italien manierismo (de l'expression bella maniera), dans le sens de la touche caractéristique d'un peintre en opposition avec la règle d'imitation de la nature. Selon Larousse (confirmé par Daniel Arasse), le terme manierismo n'existe pas au XVIème siècle, et apparaît pour la première fois chez l'historien Luigi Lanzi (1792).

Daniel Arasse fait la distinction chez Vasari entre la "bella maniera" qui caractérise l'excellence classique, en particulier celle de Raphaël et de Michel-Ange dans le sens où l'artiste produit des œuvres égales en beauté, en harmonie et en virtuosité à celles de l'antiquité, et "L'arte della maniera" qui caractérise la maîtrise du style, le fait qu'un artiste puisse se distinguer par un style particulier. Une façon de dessiner ou de peindre qui, non seulement, est admirable, mais qui de plus, rend les œuvres de l'artiste reconnaissables. Sa patte, sa touche personnelle.
Le maniérisme, selon Daniel Arasse est lié chez Vasari à "L'arte della maniera", et non à la "bella maniera".

Dans les faits, avec le maniérisme, la beauté va être circonscrite à l'oeuvre elle même, le lien avec la beauté du modèle, la beauté intrinsèque de la réalité va être rompu. La pratique artistique et les œuvres vont perdre cette transcendance. Transcendance du quattrocento où la beauté de l'oeuvre est censée dépasser l'oeuvre et faire référence à une beauté qui est en dehors de l'oeuvre, et qui donc la transcende. Transcendance qui fonde la pratique artistique sur la matérialisation dans l'oeuvre des concepts de beauté et de sublime qui dépassent l'art lui-même.
On date ce courant de 1520 (mort de Raphaël) ou de 1530. c'est une réaction amorcée par la période de trouble correspondant au début du XVIème siècle et en particulier le sac de Rome de 1527 qui ébranla l'idéal humaniste de la Renaissance. Ce moment où l'homme perdit l'idéal qu'il avait de lui même.
Il y a dans le courant maniériste une désillusion et de ce fait une réaction face à l'harmonie de la peinture de la première renaissance. Comme si les artistes avaient décidé de se détourner de l'harmonie parce qu'elle n'était pas (ou plus) de ce monde, ou peut être, ce qui est un peu la même chose, parce que jugée trop naïve.



J'avais déjà fait une copie de l'étude de Raphaël précédemment. Je la remets dans cette article.

Au regard de la dernière que j'ai faite, cette première étude est résolument maniériste. Il y a beaucoup d'artifices pour faire "joli".

La dernière étude est plus simple, mais l'intensité du regard, sa ferveur, la pureté qui émane du personnage est plus dans l'esprit du Quattrocento.

Deux dessins valent mieux qu'un long discours. Je crois que la différence entre les deux dessins illustre parfaitement la différence entre le style originel du Quattrocento et sa dérive en courant maniériste.


Nous avons évoqué précédemment, et tout au long de l'article, l'engouement du public pour l'art de la renaissance. Mais ce n'est pas tout.
Il se trouve que les artistes eux-mêmes, et souvent les anglais ou les américains, commencent à étudier sérieusement l'art du Quattrocento et que je vois s'amorcer un retour aux sources dont je me sens solidaire. J'ai souvent parlé de Robert Liberace, de Theresa Oaxaca, mais on peut aussi citer Shane Wolf et il y a aussi cette artiste anglaise que j'aime beaucoup Natalie Papamichael. Ces artistes ont souvent passé plusieurs mois ou années à Florence au contact des œuvres anciennes et les influences du Quattrocento et du Cinquecento sont perceptibles dans leur travail...

Cependant, malgré leur talent incontestable, malgré leur technique prodigieuse, je trouve qu'il manque à ces artistes une petit quelque chose pour nous donner le frisson que nous donne certaines œuvres de la renaissance. Les œuvres de ces artistes contemporains sont souvent froides, non seulement du point de vue des couleurs, mais de l'atmosphère aussi. Trop techniques, il leur manque ce petit supplément d'âme, ce supplément de grâce présent dans l'art du Quattrocento. Peut être que ces néo-figuratifs anglais et américains ne le cherchent tout simplement pas et dédient leur art à la recherche exclusive de la Bella Manirera.

J'essaie pour ma part d'aller plus loin et de retrouver ce charme perdu depuis le 15 ème siècle...

Notes :
1 - Michel-Ange, Le dessin et l'idée, Encyclopaedia Universalis - Martine Vasselin, ancienne élève de l'École normale supérieure de Sèvres, maître de conférences en histoire de l'art des Temps modernes à l'université de Provence.

Raphaël, Léonard de Vinci

Tuesday, January 6, 2015

Quand j'ai vu les oeuvres du Pérugin à l'exposition du musée Jacquemart-André dimanche 4 janvier 2015, j'ai été frappé par la façon dont il stylisait les visages. Les bouches, les yeux.
Après l'exposition je me suis enfin mis à reproduire un des dessins de Raphaël stylisé un peu de la même façon et que j'avais envie de reproduire depuis longtemps. Puis, j'ai enfin finalisé la reproduction de l'étude pour l'ange de la vierge aux rochers de Léonard de Vinci que j'avais commencé cet automne à Bologne.

D'après dessin de Raphaël (Raffaello Sanzio) Tête de Muse
crayons de couleur - 2015-01-06
D'après dessin de Léonard de Vinci (Leonardo da Vinci) Etude
pour l'ange de la vierge aux rochers - sanguine - 2015-01-06
Puis j'ai repris la reproduction d'une photo en essayant de m'inspirer du style de Raphaël. J'ai pris comme modèle ce thème récurrent d'Alice en train de lire dans le jardin des Tuileries.

D'après photo Alice jardin des Tuileries - crayon de couleur - 2015-01-06

Portraits

Thursday, January 1, 2015

Depuis mon retour d'Italie, depuis la vision des magnifiques dessins aux crayons de visages faits par Andrea del Sarto, Jacopo da Empoli, Santi di Tito, je continue de m'essayer aux techniques anciennes et au portrait. J'ai donc ouvert cette page pour y rassembler ces essais...


Liéna - Paris - crayons de couleur d'après photo - 2014-11-15
Juliette esquisse sur le vif retouchée d'après photo (le Buci Saint Germain)
crayons de couleurs et pastels - 2015-01-02
Chrystel (d'après photo) - trois crayons et patels - 2015-01-01

Alice

Monday, November 3, 2014

Cet après midi-là, j'étais aller dessiner aux tuileries. Je cherchais un modèle qui m'inspire et j'ai vu Alice
Alice a accepté que je la dessine pendant qu'elle lisait, baignée par le soleil de cette fin de journée d'octobre. La lumière était magnifique et la robe rouge sombre d'Alice magnifiait encore la lumière de ce soleil couchant, parant son visage de couleurs chaudes. Elle a posé longtemps, lisant et prenant un soin extrême à ne pas bouger pour que je puisse dessiner. Elle a aussi a accepté que je prenne plusieurs photos afin de pouvoir retravailler l'esquisse que je venais de faire.
J'ai d'abord entamé ce travail aux pastels...

Alice, jardin des Tuileries, Paris - crayons de couleur et craies d'après photo - 2014-11-01

Puis j'ai retravaillé cette image d'Alice en train de lire. J'ai fait beaucoup d'essais dont certains n'ont pas été publiés. J'ai aussi dessiné le vrai visage d'Alice vu de face. Le dessin de droite, en rouge est le dernier et le plus réussi.
Alice, d'après photo jardin des Tuileries, ¨Paris - crayon de couleur - 2014-11
Alice, d'après photo jardin des Tuileries, ¨Paris - crayon de couleur - 2015-01

Trois crayons

Wednesday, October 15, 2014



Ce n'est pas tous les jours qu'on peut pousser un petit cocorico chauvin, mais là c'est le cas, la technique de dessin dite aux "trois crayons" est une invention française, et se dit "trois crayons" aussi en anglais ! D'ailleurs, beaucoup de dessinateurs et de peintres américains s'y essayent encore aujourd'hui.
Voici ma dernière contribution à la dite technique, bien que ce ne soit pas exactement du "trois crayons" au sens pur du terme.

Normalement, le "trois crayons" est fait en utilisant la sanguine, la pierre noire, et la craie blanche sur du papier teinté.
Moi, j'utilise de la sanguine, de la pierre noire et du sépia sur papier blanc. Je crée mes lumières en gommant et je trouve que c'est beaucoup plus lumineux ainsi et que les effets de lumière faits avec la gomme sont beaucoup plus intéressants. Je n'utilise la craie que pour les iris et les pupilles des yeux ou quand j'ai besoin d'un trait blanc très fin.
De plus, conformément à ce que j'ai expliqué dans mes articles sur le dessin ancien, j'utilise de temps à autre les crayons de couleur quand j'ai besoin de traits très fins. C'est souvent le cas pour le traitement de la bouche.

Ce dessin marque un retour à la base pour moi. Depuis deux ans, j'ai fait plutôt de la sanguine, du graphite et beaucoup de feutres et de stylos cet été. Mais finalement, je me rends compte que là où je suis le plus doué c'est bien avec cette technique des trois crayons. C'est ce que me disent mes statistiques de visites du blog et mes nombres de vues sur les dessins.

Finalement, je suis français, j'ai toujours adoré ce que faisaient Fragonard et Boucher (bizarrement, je n'ai jamais accroché avec Watteau à part un ou deux dessins). Il y deux ans, j'ai découvert Antoine Coypel (celui qui a peint le plafond de la chapelle du château de Versailles) et ses études pour ces fresques réalisées aux trois crayons sont parmi mes oeuvres préférées utilisant cette technique.

C'est donc un peu normal que je me sente particulièrement à l'aise avec les "trois crayons", ça fait partie de ma culture, de mon inconscient collectif d'artiste.

Je profite aussi de cet article pour parler de la numérisation des dessins et de la retouche numérique.
Je prévois un article dans la rubrique Web Design consacré à ce sujet, mais en gros, pour un dessin, on a le choix entre la photo et le scanner qui donnent des résultats complètement différents mais qui sont l'un et l'autre intéressants. Pour ce dessin format A4, j'ai donc posté les deux. La photo en premier, le scanner en second (celui sur lequel le texte que vous lisez s'affiche actuellement).
Pour le recadrage, le redressage, les premières retouches de netteté, d'ombres, de lumières et de chaleur j'utilise Picasa (sur mon ordinateur). Ensuite j'exporte la photo dans Google + et là je me sers encore des outils Google de retouche en ligne qui sont géniaux.
La photo du dessin a été retouchée dans l'application picasa sur mon ordinateur mais pas avec les outils Google en ligne. Le scanner a été retouché avec les deux outils et la netteté a été améliorée avec les outils Google en ligne. Les couleurs, ombres, lumières et contraste ont été retouchés avec les deux outils.


Je m'intéresse aux dessins anciens depuis plus de dix ans, et à l'époque j'avais fait cette copie d'une étude pour une statue de Saint Louis vue dans un musée à Toulouse. Je n'ai pas noté le nom de l'artiste à l'époque.
C'était du vrai "trois crayons", avec sanguine, craie blanche et pierre noire, bien qu'il y ait très peu de pierre noire sur ce premier dessin, et que le papier ne soit pas teinté (j'ai donné la couleur du fond avec des craies pour donner l'illusion que le papier est teinté).

En 2010, j'ai refait du trois crayons avec ce nu. Cependant, j'ai abandonné la craie blanche et l'ai remplacé par un sépia. Je crée la lumière en gommant le papier avec la gomme mie de pain. Ça m'oblige à travailler très en finesse pour pouvoir toujours être en mesure de gommer les craies et faire apparaître le blanc du papier, et aussi, forcément, à travailler sur du papier blanc.
Quelques mois plus tard, je fais cette étude de l'épaule écorchée pour étudier les muscles de l'épaule.
C'est du vrai trois crayons. Le plus vrai que j'aie jamais fait, avec papier teinté, sanguine, craie blanche et pierre noire, mais le traitement est complètement inattendu.

Puis je fais cette étude de dos avec ma technique habituelle : sanguine, sépia, pierre noire, et coups de gommes pour la lumière.

Encore et toujours du papier blanc. Pour le fond, en général, comme pour le dessin du dessus, j'utilise la poudre résultant de l'aiguisage des pierres que je saupoudre sur le papier, puis que j'estompe avec le doigt, une estompe en papier ou un pinceau en poils de putois.

L'histoire du dessin de Kezia m'a donné à réfléchir.
En ce moment, j'ai abandonné le travail sur le corps pour me consacrer sur celui sur le visage. Ça doit être mon voyage à Florence qui m'a motivé pour travailler davantage le dessin du visage. Peut être aussi d'avoir travaillé le visage de l'étude de la sibylle de Libye de Michel-Ange.
En ce moment je suis à Nantes. Samedi, je suis sorti profiter des derniers beaux jours, et j'ai fait cette esquisse de la jeune femme qui était à la table d'à côté.

J'ai bien aimé le résultat, très sobre, avec des lignes très franches. Ça m'a rappelé un très beau dessin de pilote d'aviation fait dans les années 50.
J'ai aimé aussi avoir osé, pour la bouche, faire ce que je voyais vraiment au lieu de styliser la bouche comme je le fais habituellement.

Dimanche, je suis retourné en ville et dans un café j'ai aperçu une fille... J'ai commencé à la dessiner, mais elle est partie trop vite pour que je fasse une esquisse satisfaisante.

En fait, je me suis trop attardé sur les ombres et les lumières du visage qui étaient vraiment intéressantes, et je n'ai pu faire une esquisse assez complète du visage de la fille avant qu'elle ne s'en aille.
J'ai ensuite essayé de continuer le dessin de mémoire comme je le fais souvent, mais sans succès. J'ai travaillé plusieurs heures sur ce dessin mais je ne suis jamais parvenu à retrouver ce que j'avais vu.

Lundi je suis retourné à nouveau en ville, mais je n'ai vu aucun visage qui me donnait envie de le dessiner. J'étais frustré, et j'ai décidé de dessiner un visage d'après photo même si maintenant j'ai tellement de plaisir à dessiner d'après nature que le dessin d'après photo me rebute.

J'ai regardé les dizaines de photos de portraits disponibles sur mon ordinateur mais aucune ne me motivait. Elles étaient toutes trop parfaites .
Les photos de gens célèbres surtout, toutes nettoyées avec photoshop. Les photos de photographe professionnels en général sont trop lisses pour que j'aie envie d'en faire un dessin.

Puis j'ai regardé à nouveau les photos que j'avais prises de Kezia, et celle-ci m'a sauté au visage. Tout y était : ambiance, lumière expression. Je me suis mis à faire ce portrait et ai travaillé dessus sans m'arrêter jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant. Le but recherché était de travailler la lumière sur un visage avec une précision que je ne peux pas obtenir sur un modèle vivant.

Après avoir fini ce dessin, j'ai jeté le dessin raté de la veille à la poubelle. Ça faisait des années que je n'avais pas jeté un dessin pas trop mal à la poubelle. Je crois qu'on passe un cap en dessin quand on commence à jeter des dessins...

J'aime ce que dit Fragonard des pastels secs. De mémoire, il dit que les pastels sont très proches de la peinture à l'huile. Pour Fragonard, la peinture à l'huile était juste un moyen différent d'étaler les pigments, mais si on maîtrisait les pastels on n'avait peu d'effort à faire pour maîtriser l'huile...

Je finirai cet article en vous offrant deux Coypel, une minerve aux trois crayons et cette rarissime étude de Coypel issue de la collection Prat en grand format et en vous laissant admirer le travail d'un maître aux trois crayons.

Techniques de dessin de la renaissance italienne

Tuesday, October 7, 2014

Je reviens d'un voyage en Italie consacré à l'étude du dessin ancien. A Florence, j'aurais pu visiter plusieurs musées, mais j'ai choisi plutôt de visiter trois fois les Uffizi. J'aurais aimé voir les dessins de Léonard de Vinci dont les Uffizi possèdent plusieurs exemplaires, mais je sais que ce genre de dessins ne sont pratiquement jamais exposés.
J'ai été très déçu par les dessins exposés dans le cadre de la collection permanente aux Uffizi en septembre 2014 : une succession de planches botaniques assez vilaines : consternation !
Heureusement, aux mêmes dates, se tenait, au sein du musée, au premier étage, l'exposition "Puro, semplice e naturale" (pur, simple et naturel) qui rassemblait entre autre, une vingtaine de dessins de la renaissance, tous alignés soigneusement au même niveau, sur les quatre murs d'une même salle.
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D'abord, ce qui m'a surpris, c'est la différence de style des dessins exposés.
Ça va du style très enlevé, très moderne d'Andrea del Sarto (1), au style très académique d'Ottavio Vannini (3), en passant par le maniérisme de Pontormo (2), ou d'oeuvres très sages presque scolaires comme celle de Lorenzo Lippi (4).
Sans parler de cette étude de Jacopo da Empoli pour l'ivresse de Noé dont le traitement du visage et de la main est tellement moderne qu'on dirait du Cocteau ou du Loustal !
 
Lors de ma première visite, j'ai pris d'assez mauvaises photos avec mon téléphone portable et, à l'hôtel, je me suis mis à reproduire plusieurs oeuvres en utilisant mes sanguines. J'avais aussi photographié les explications attenantes aux oeuvres, et quelque chose m'intriguait. Pour toutes les oeuvres, le texte explicatif indiquait "pencil" et non "red chalk" c'est à dire, crayon et non pas sanguine.
A l'époque, je ne savais pas que le crayon de couleur existait à la renaissance, et surtout qu'il était utilisé, et ceci m'intriguait (j'en ai eu confirmation depuis grâce au blog d'Alexandra Zvereva). De plus je n'avais pas pris toutes les œuvres en photo donc je décidai de retourner une deuxième fois au musée en emportant mes reproductions pour les comparer aux originaux.
Quand je suis arrivé pour la deuxième fois dans la fameuse salle aux dessins de l'exposition, j'ai eu l'immense surprise en examinant les œuvres, de constater qu'elles étaient toutes, sans exception, dessinées au crayon de couleur. Il n'y avait pas une seule sanguine !
J'ai repris des photos avec un bon appareil cette fois-ci, et j'ai comparé mes reproductions faites à partir des mauvaises photos avec les originaux :


Puis j'ai retravaillé un autre dessin. Pour ce dessin, j'ai teinté le papier comme j'ai pu dans ma chambre d'hôtel, et j'ai travaillé comme pour l'original au crayon de couleur noir et à la craie blanche.
Puis, je suis retourné une dernière fois aux Uffizi et cette fois-ci, j'ai fait une séance de travail dans la salle des dessins pour finaliser ma copie.
Je me suis aperçu qu'avec la photo, on est souvent incapable de dire où l'artiste a réellement mis de la craie blanche, alors que devant le dessin, ça saute aux yeux. C'est ce qui rend la technique des dessins anciens si difficiles à comprendre et à reproduire sans être devant les oeuvres. Les musées et les salles d'exposition ont encore de beaux jours devant eux.



Voilà quelques constatations sur ce travail de copie :
  • Copier des dessins faits au crayon avec de la sanguine ou vice versa est un exercice intéressant car il permet de bien se rendre compte de la différence entre les deux média, et au besoin d'en explorer les limites.
  • Prendre des photos de dessins, en faire des copies dessinées, puis revenir voir les originaux est un excellent exercice car il permet d'apprendre à extrapoler ce qu'a vraiment fait un dessinateur à partir d'une photo de son dessin. Comme les dessins anciens et célèbres ne sont pratiquement jamais exposés, cette qualité de savoir extrapoler à partir de la photo est indispensable pour travailler les techniques anciennes.
  • Prendre des photos de dessins, en faire des copies dessinées est un excellent exercice car on se rend compte qu'à partir de la photo, on se met à voir des choses que le dessinateur n'a pas faites. Ces choses que l'on voit parce qu'on interprète le dessin mais qui n'existent pas en réalité nous révèlent notre identité artistique, l'unicité de notre regard d'artiste. C'est important de déraper et de se laisser déraper quand on recopie un dessin parce qu'ainsi notre style personnel se construit. C'était le sujet de cet autre article.


Lors de cette troisième visite de la salle des dessins de l'exposition "Puro, semplice et naturale", je me suis aperçu qu'un des dessins était une photocopie ! C'était quand même écrit sur la tablette explicative sur un petit autocollant. Tout ceci m'a servi de leçon : on ne regarde jamais assez bien les oeuvres..
Il m'aura fallu deux visites pour me rendre compte que les dessins n'étaient pas des sanguines mais des crayons et une troisième pour m'apercevoir qu'un des dessins était en fait une photocopie!

Finalement, ce séjour à Florence m'aura complètement décomplexé par rapport au crayon de couleur, et m'aura permis de mieux comprendre l'approche de Robert Liberace qui mélange crayon de couleur et craie blanche.

En conclusion :
  • Il n'y a pas à proprement parler de style de dessin à la renaissance. On trouve à peu près tous les styles. Il y a des choses qui sonnent vraiment très moderne. Il suffit de bien regarder les oeuvres pour s'en rendre compte. A vous d'observer et de trouver ce qui vous plaît, de forger votre goût, et de reproduire les oeuvres qui vous plaisent pour faire naître votre propre style.
    Pour faire naître votre propre style, n'essayez pas de reproduire fidèlement l'oeuvre, mais enlevez ce qui vous déplaît, ajoutez ce que vous aimeriez y avoir vu. Si vous faites quelque chose de différent dans le style et en utilisant une autre technique et que ça vous plaît au moins autant que l'original, alors tant mieux !
    Tous les maîtres ont d'abord copié leurs maîtres. C'était la coutume dans les ateliers à la renaissance de faire faire ce travail de copie aux enfants qui entraient dans l'atelier, c'était une partie de leur apprentissage.
  • Travaillez d'après photos sans complexe. Bien sûr, vous ne serez jamais sûr d'avoir fait quelque chose d'identique à l'original tant que vous ne serez pas devant l'original avec votre dessin. Mais qu'importe ! De toute façon, même face à l'original, vous auriez fait quelque chose de différent. J'irai même plus loin. Travaillez d'après photo même si vous pouvez aller voir l'original. Le flou artistique de la photo, l'interprétation que vous allez être obligé d'en faire va vous permettre de forger votre propre technique et votre propre style.
  • Mélangez sans complexe crayons de couleurs et craies, sanguine, pierre noire, et craie blanche, ou même contentez vous d'un simple crayon de couleur brun ou rouge.
    Grosso modo, sans être un expert, j'ai pu lire à droite à gauche que l'usage de la sanguine a eu du mal à se répandre parmi les artistes de la renaissance mais qu'elle a gagné petit à petit les ateliers grâce aux meilleures possibilités de dégradés, de fondus. Par contre, son défaut est la difficulté à faire des traits fins, nets et précis...
    Quand la mine de plomb est arrivée au milieu du 16 ème siècle, tout le monde l'a adoptée car elle avait la qualité, et de la sanguine (fondu, dégradé) et du crayon (finesse et précision des traits). Ne pas oublier non plus que le dessin à cette époque n'était pas une fin en soi, mais juste un moyen de faire des études avant de peindre...
    Dans cet article où j'essaie de comprendre comment obtenir le rendu qui caractérise les études de Michel-Ange pour les fresques de la chapelle Sixtine, je montre l'impact du matériel utilisé par Michel-Ange et Léonard de Vinci sur leur style respectif.


En rentrant de Florence, j'ai passé deux nuits à Turin pour ne pas avoir à faire le voyage d'une traite. Dans le sous sol de la bibliothèque royale se trouve un des codex de Léonard de Vinci. Une espèce de salle-coffre fort. Comme je m'y attendais, elle n'était pas ouverte au public. Elle le sera par exemple le 24 et 25 octobre 2014. J'irai peut être...

Dans le TGV partant de Turin et qui me ramenait sur Paris, j'ai pu à un moment m'asseoir en face de cette jolie jeune femme, Alicia, qui était montée à Bardonecchia.

Elle a bien voulu que je la dessine...

Je n'ai pas vu le voyage passer.

Pour cette esquisse, je ne me suis pas gêné, j'ai pris un bon vieux crayon de couleur rouge.

J'adopte définitivement le style del Sarto...